Les armes chimiques, une histoire qui n’en finit plus

 

En septembre 2012, le président Barack Obama a averti le régime de Bachar Al Assad de l’utilisation des armes chimiques en disant : « Si nous commencions à voir des quantités d’armes chimiques déplacées ou utilisées, il y aurait des conséquences énormes. Ceci constitue pour nous une ligne rouge… qui changerait tous les calculs », et il a ajouté dans une déclaration publiée par la maison blanche : (Al Assad a perdu sa légitimité et doit démissionner et les États-Unis est en train d’effectuer des consultations avec la communauté internationale pour préparer la transition politique en Syrie). Bien sûr, c’est une autre farce parmi les déclarations du pays de l’oncle Sam et son chef (Abou Hassine) concernant la perte de Bachar de sa légitimité, puisque trois ans sont passés depuis cette déclaration qui a été décrite comme un avertissement final et une déclaration de guerre, que les Syriens ont vu comme une lueur d’espoir pour réprimer l’assassin et mettre fin à la tragédie, mais rien n’a changé et au contraire, le dictateur a dépassé toutes les lignes rouges avec détermination et obstination et Obama a oublié ou a fait semblant d’oublier ses propres paroles au point que ces bandes de criminelles ont mené un massacre aux armes chimiques dans la Ghouta de Damas le 21/08/2013, qui a tué quelque 1 500 personnes, principalement des femmes et des enfants. Obama s’est révolté et le trône de l’ONU a été secoué et ils ont condamné l’attaque et ont publié la résolution 2118 condamnant l’utilisation des armes chimiques et appelant à leur désarmement sans aucune mesure punitive pour que la nation de l’oncle Sam se contente de l’arme du crime et laisse mains libres à l’assassin d’user de divers types d’armes contre le peuple syrien et pour que l’Amérique déclare sa victoire. Nous rappelons, ici, le président américain que la première attaque à l’arme chimique du régime était sur le quartier Al Bayada à Homs, le chef-lieu de la révolution, le 23/12/2012, ce quartier qui a défié les tyrans et leur a causé de lourdes pertes en vies et en armes et a mené au lever du siège de la ville de Homs, ce qui lui a causé d’être bombardé avec des gaz toxiques. Le plus récent bombardement s’est déroulé à Homs le 29/08/2015 sur l’un des fronts du Rastan à la campagne du Nord, suite à des opérations intensives menées par des révolutionnaires pour détourner l’attention de leurs frères au Zabadani, des dizaines de Syriens ont été touchés et plusieurs d’entre eux sont décédés. La réplique était aux armes toxiques que les inspecteurs de l’ONU ont réclamé qu’ils n’existent plus. Peut-être que l’Amérique est amnésique pour pouvoir se souvenir d’appeler le Conseil de sécurité d’urgence pour discuter des droits des homosexuels qui dépérissent sous l’emprise de l’ISIS et a oublié d’appeler à arrêter les massacres quotidiens commis par le criminel Al-Assad en considérant les massacres quotidiens commis par le régime contre les opposants syriens au régime comme un fait ordinaire et naturel et qui ne nécessite aucune action internationale, a-t-elle pu croire que les bombardements chimiques en Syrie étaient causés par un météorite démoniaque lié à l’ISIS ! Et entre un massacre et un autre, environ 158 attaques aux armes toxiques ont été recensées selon le réseau syrien des droits de l’homme qui ont coûté la vie à des milliers de civils et d’innocents. Chaque parcelle de notre nation a ingurgité un peu de cette amère douleur pour que les pays du monde se contentent comme d’habitude par la condamnation et la dénonciation internationale. On n’en veut plus de vos lignes rouges en Syrie, oh, Obama ! On n’en veut plus de vos allégations que l’assassin a perdu sa légitimité, parce qu’on a peur que tout ce qui est déclaré par la maison blanche représente les lignes de départ d’une nouvelle phase de tuerie des Syriens par le régime criminel d’Al Assad. On n’est plus concernés par les condamnations du Conseil de sécurité et les dénonciations de l’Europe et les défenses du tueur par la Russie parce qu’il ne reste plus d’êtres humains dans notre pays. Aujourd’hui, plus des deux tiers de la population syrienne sont soit morts soit déplacés ou réfugiés ou disparus ou détenus et des millions d’entre eux frappent à vos portes demandant le droit à la vie qui leur a été interdit quand ils ont hurlé la liberté à cause de votre silence et de votre faiblesse. Honte au pays de l’oncle Sam, la nation la plus forte du monde, que son président met ses lignes rouges et qu’un voyou les contourne à la lumière du jour !

Journaliste : Musaab Al-Saoud

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